Amica America by Jean Giraudoux

(4 User reviews)   1170
Giraudoux, Jean, 1882-1944 Giraudoux, Jean, 1882-1944
French
Ever wonder what would happen if someone from a perfect society showed up in our messy world? That's exactly what 'Amica America' asks. The book follows a young woman named Amica who arrives in America from a utopian planet. She's brilliant, beautiful, and completely baffled by our politics, wars, and everyday chaos. The real mystery isn't where she came from, but what she's here to do. Is she an observer? A messenger? Or something else entirely? Giraudoux wraps this wild premise in sparkling wit and sharp observations that feel surprisingly current. It's a funny, thought-provoking ride that makes you look at the modern world from a whole new angle.
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La ponctuation a été tacitement corrigée à quelques endroits. AMICA UN VOYAGE DE JEAN GIRAUDOUX ILLUSTRÉ PAR LES DESSINS DE MAXIME DETHOMAS. SE VEND CHEZ ÉMILE PAUL FRÈRES A PARIS. AMERICA AUTRES OUVRAGES DE JEAN GIRAUDOUX PROVINCIALES chez Grasset. L’ÉCOLE DES INDIFFÉRENTS chez Grasset. SIMON LE PATHÉTIQUE chez Grasset. LECTURES POUR UNE OMBRE chez Émile-Paul frères. * * * * * AMICA AMERICA VOYAGE DE JEAN GIRAUDOUX, ILLUSTRÉ PAR LES DESSINS DE MAXIME DETHOMAS. SE VEND CHEZ ÉMILE-PAUL FRÈRES, SUR LA PLACE BEAUVAU, A PARIS. [Vignette] TABLE DES CHAPITRES 1 PROLOGUE 13 Discours dans le Massachusetts 39 Déjà l’on voit... 55 Repos au lac Asquam 69 Pour Groton et Middlesex 83 Film 111 ÉPILOGUE * * * * * [Illustration] PROLOGUE C’était le samedi matin. De chaque estuaire de France s’élançait vers l’Amérique, du milieu exact du fleuve, comme d’une couleuvre sa langue, un beau steamer et son sillage. Le phare blanc acceptait tous les rayons et tous les regards qu’il renvoie la nuit colorés. Notre navire tirait derrière lui la nappe étincelante de l’eau, habile et sans renverser un seul des objets en équilibre sur le fleuve, bouées, bateaux et mines. Le dirigeable de l’escorte au-dessus de nous, nous voyait enfin étendus sur nos chaises, face à lui, et même le visage ensoleillé; et il devait nous quitter, c’est la vie, au moment juste où il aurait pu nous comprendre. Le soleil était si éclatant au-dessus de la France, qu’à part une femme aux yeux protégés à la fois par des jumelles, des lunettes noires, des larmes, il fallut renoncer à la voir disparaître. Déjà chaque passager était doublé d’un de ces compagnons de traversée que la Compagnie dispose par avance dans le bateau, en nombre égal au nombre des voyageurs, et qu’après l’arrivée jamais l’on ne revoit. Le mien s’appelait Bordéras, et toujours, quel que fût le sujet de vos pensées, il parlait du sujet contraire: --Que les couchers de soleil sont beaux sur la mer, était-il en train de me dire. D’ailleurs, le coucher du soleil vint aussi. De grandes vagues plates se succédaient, pourpres; l’angle de l’une se recourbait soudain, une page était cornée pour nous dans un livre encore inconnu. Le mousse lavait les bouées; on pourrait les jeter aux noyés sans se salir les mains. A la place exacte où se croisaient le reflet du soleil et l’onde de la T.S.F., l’opérateur illuminé notait la hauteur de l’Alpe escaladée la veille par les Italiens. Puis les oiseaux de mer se couchaient dans la mer. La femme en pleurs s’attristait d’apprendre que, pour la première fois depuis son lancement, le bateau n’avait pas d’enfant à bord, et soudain s’en réjouissait. Le mousse quêtait par ordre les cigarettes allumées, les jetait par dessus le bastingage, et signalait aux marins le mégot du capitaine, qu’on pût suivre des yeux un long moment. Pour masquer toute lumière on avait retrouvé dans quelque chantier les ronds de tôle découpés jadis dans le navire pour faire les hublots, dans un autre navire sans doute, car les femmes de chambre les ajustaient difficilement, debout sur notre valise neuve. Au salon s’assemblaient des ombres hostiles, attirées par l’idée du bridge,--une dame, avec d’énormes yeux dont elle n’abaissait jamais les paupières, quelque espionne,--et l’Américain à l’index coupé jouait _Tannhaüser_ sur le piano qui semblait avoir perdu une note. --Les chevaux pie portent malheur et non bonheur, disait Bordéras; et il m’en expliquait la cause. [Illustration] Puis d’autres jours passaient. Le jour où nous étions au large des Açores, et l’on vit flotter des herbes, une table: au large de Terre-Neuve, il en vint...

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I just finished Jean Giraudoux's 'Amica America,' and it's one of those books that sticks with you. Published in 1918, it has this uncanny way of feeling both of its time and weirdly relevant to ours.

The Story

The story is simple on the surface. A mysterious young woman, Amica, arrives from a distant, peaceful planet to visit Earth, specifically America during World War I. She's not an alien in a sci-fi sense, but more like a perfect diplomat from a civilization that has solved all its problems. She tours our world, meets politicians and everyday people, and is utterly confused by our conflicts, our greed, and our strange customs. The plot follows her as she tries to understand why we choose to live this way.

Why You Should Read It

What makes this book special is Giraudoux's voice. He writes with this light, ironic touch that makes deep ideas easy to digest. Amica isn't preachy; she's just genuinely curious. Through her eyes, our 'normal' life starts to look pretty absurd. The book isn't really about her planet—it's a mirror held up to ours. It asks big questions about war, nationalism, and human nature, but it does so through clever dialogue and amusing situations. You'll find yourself smiling at her observations one minute and pausing to think the next.

Final Verdict

This is a perfect pick for readers who enjoy classic literature with a modern-feeling twist. If you like satires that are more playful than bitter, or stories that use a simple 'what if' to explore big ideas, you'll love this. It's for anyone who has ever looked at the news and thought, 'Why do we keep doing this to ourselves?' A short, sparkling read that packs a quiet punch.



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This content is free to share and distribute. Thank you for supporting open literature.

Dorothy Lewis
4 months ago

I stumbled upon this by accident and the material feels polished and professionally edited. Truly inspiring.

Robert Williams
5 months ago

From an academic standpoint, the author clearly understands the subject matter in depth. This was both informative and enjoyable.

Matthew Flores
4 weeks ago

I approached this with curiosity because the presentation of ideas feels natural and engaging I’d rate this higher if I could.

Lisa Ramirez
2 months ago

Having read this twice, the explanations feel carefully crafted rather than rushed. It exceeded all my expectations.

4.5
4.5 out of 5 (4 User reviews )

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